L’on peut bien vouloir mettre au rencart le cours d’ECR, il n’en demeurera pas moins que certains de ses objectifs sont toujours pertinents et doivent être intégrés au cursus académique des jeunes Québécois.
Mon collègue blogueur Claude Villeneuve écrivait récemment un billet intéressant sur la récente décision de la Cour suprême de rejeter le recours de parents catholiques qui désiraient exempter leurs enfants du cours d’éthique et culture religieuse (ECR). En fait, cette décision de la part du plus haut tribunal était plutôt un prétexte à questionner la pertinence même du programme aujourd’hui en 2012. Le cours est-il lui-même un outil d’endoctrinement multiculturaliste comme l’affirment certains sociologues de la « mouvance » conservatrice Bock-Côté, ou est-ce plutôt un outil d’ouverture des jeunes Québécois sur la pluralité religieuse de leur société. La vérité se trouve sûrement entre les deux conceptions …
Un cours aux définitions variables …
Vincent Marissal écrivait en 2010, au sujet du cours d’ECR, que le «Québec, incapable de se résigner à sortir complètement la religion des écoles, a créé il y a quelques années un cours, Éthique et culture religieuse, une espèce de compromis, un fourre-tout gentil, empreint de rectitude politique. » Cette définition, si elle porte sans doute une certaine part de vérité (et j’y reviendrai dans un second billet) serait injuste si elle devait expliquer à elle seule la démarche des pédagogues du Ministère de l’Éducation. L’on a souvent tendance à opposer – et à juste titre selon moi – l’enseignement éthique et culturel actuellement dispensé d’avec l’ancien enseignement confessionnel autrefois donné dans les écoles du Québec. Claude Villeneuve affirmait quant à lui dans son billet, afin de nuancer cette opposition, qu’il avait reçu, en tant qu’étudiant d’un collège catholique, un enseignement axé bien plus sur la morale et l’ouverture d’esprit qu’une éducation prosélyte sous le regard de Dieu. Soit ! Ayant moi-même passé par le système privé catholique, je ne peux témoigné, comme lui, d’une pareille expérience académique. Non que j’ai été endoctriné, loin s’en faut, mais l’on nous a déjà traînés à la messe pour Pâques, en nous laissant toutefois le choix de communier. « Dieu merci ! » L’anecdote de Claude et mon expérience personnelle souligne cependant un point important : sur la base d’une seule expérience, l’on ne peut juger de l’ensemble d’un cours. Lorsque la porte de la salle de classe est fermée, personne ne peut réellement savoir, hormis les étudiants, ce qui s’enseigne réellement. Pour ma part, ayant été de ceux qui ont été les premiers à « subir » le rodage du cours d’ECR, je peux dire que l’on sait seulement limité à m’enseigner une histoire globale dans grandes religions de la planète. Ce qui, au fond, devrait être la seule et unique ligne de ce cours. Quid de la réflexion relativiste et bienvenue les faits historiques et sociologiques. Bien ! Cependant, l’on ne peut présumer de cette approche dans toutes les écoles du Québec et, à lire certains programmes et manuels officiels approuvés par le Ministère, l’on peut en effet se questionner sur l’évolution du cours lui-même au fil des années.
L’on peut bien vouloir mettre au rencart le cours d’ECR, il n’en demeurera pas moins que certains de ses objectifs sont toujours pertinents et doivent être intégrés au cursus académique des jeunes Québécois. Est-ce qu’un élève de 3e, 4e année a la maturité nécessaire afin de juger des particularismes religieux des communautés culturelles établies au Québec? Clairement non. Mais notre système d’éducation a vocation à former de futurs citoyens et, à repenser aux commentaires tout simplement ridicules et affligeants (sans doute par manque de connaissance) de dizaines de citoyens lors des auditions de Bouchard-Taylor, l’on mesure à quel point un minimum de formation sur le phénomène religieux est nécessaire. Est-ce que cet enseignement doit se faire dans le cadre du cours « Univers social » ou dans celui du cours d’ECR ? C’est un autre débat. Mais à voir le contenu historique édulcoré du cours d’histoire-géographique, l’on se dit qu’il vaudrait mieux revoir le contenu du cours d’éthique avant de jeter le bébé avec l’eau du bain. Enfin, Claude Villeneuve soulignait avec justesse que le cours d’ECR semble verser dans un certain relativisme intellectuel, lorsque l’on affirme que le processus d’évolution des espèces est une « croyance », au même titre que la création du monde en 7 jours des grands monothéismes.
Poussons la réflexion plus loin … Le cours d’éthique dans sa version actuelle ne donne aucune contrepartie aux critiques modernes de la religion. Pourquoi ne pas intégrer un enseignement de la pensée athéiste ou agnostique ? Pourquoi ne pas tenter une première approche de penseurs modernes ou contemporains comme Spinoza ou Dawkins qui, chacun à leur époque, que ce soit au XVIIe ou au XXIe siècle, ont nourri la réflexion critique autour des dérives de la religion. Il me semble qu’il s’agirait là d’un apport important à la réflexion de nos jeunes étudiants.
Au final, tout ce débat autour du cours d’éthique et culture religieuse ne souligne qu’une chose : notre incapacité collective à définir les rapports de notre État envers le catholicisme et la diversité religieuse de notre société. Ce sera la transition vers mon prochain billet …
Ci-dessus, ce que le cours d’ECR devrait prévenir à l’avenir. Souhaitons-le!
Naviguer à l’aveuglette

(Source: Le Devoir, novembre 2010)
Décidément, c’est un thème récurant depuis plus d’un an : la crise au Parti Québécois n’en finit plus de finir ! Après les départs de Louise Beaudoin, Pierre Curzi, Jean-Martin Aussant et Lisette Lapointe l’an passé, c’était au tour de Daniel Rathhé et François Rebello de se joindre au nouveau parti François Legault. Au même moment, Bernard Drainville se répand à nouveau dans les médias en affirmant que le PQ est en danger de disparition, pendant que lui et la direction de son parti sont emmêlés dans un chassé-croisé médiatique autour de l’opportunité – ou non – de conclure une alliance électorale avec Québec Solidaire. Bref, depuis plus d’un an déjà, le Parti Québécois semble naviguer à l’aveuglette dans les eaux troubles de la politique québécoise, alors que Pauline Marois peine, encore, à établir un plan de match et une vision claire de son programme politique. Plus que jamais, le temps faisant son œuvre, il semble inévitable qu’elle doive quitter, et au plus vite, la barre du navire si le parti de René Lévesque veut conserver ses chances de survivre à la prochaine élection. Et ceci, pour plusieurs raisons.
Souveraineté : un pas en avant, un pas en arrière
Lors de la conférence de presse durant laquelle il a annoncé sa démission, Jean-Martin Aussant affirmait ne pas croire en le plan de « gouvernance souveriniste » mis de l’avant par Pauline Marois, qu’il jugeait personnellement incapable de réaliser l’indépendance dans un avenir proche. Un constat similaire semblait être partagé par les trois précédents démissionnaire, Lisette Lapointe et Jacques Parizeau réaffirmant la nécessité, selon eux, de « transformer le rêve en projet » et de remettre de l’avant l’argumentaire indépendantiste devant mener à une nouvelle consultation référendaire. Or, pendant un an, la direction du parti a maintenu le cap sur son plan de gouvernance souverainiste, jugeant que le fruit n’était pas mûr afin de lancer un nouveau processus consultatif autour de la souveraineté. Dans leur optique, la multiplication des demandes envers Ottawa et le rapatriement de nouveaux pouvoirs serait le moyen de faire progresser l’idée d’indépendance. En clair, en mettant de l’avant un agenda autonomiste, « les Québécois prendraient goût à la liberté ». Voici donc que Pauline Marois, il y a à peine une semaine, sortait de sa retraite mexicaine pour affirmer qu’elle avait l’intention de remettre la souveraineté à « l’avant-plan » de l’action politique du Parti Québécois. Est-ce donc une admission tacite que cette même souveraineté avait été mise de côté dans la dernière année dans le but d’attirer un maximum d’électeurs nationalistes vers le PQ ? La Presse affirme : « Dans une approche pédagogique, un peu à l’image des États généraux sur la souveraineté présentement en préparation, elle dit qu’il faut s’attarder au ‘’pourquoi de la souveraineté’’, plutôt qu’au ‘’comment. ‘’ » Ironie du sort, elle annoncera demain le recrutement de Daniel Breton, militant écologiste et ancien candidat du NPD, qui sollicitera les suffrages sous la bannière péquiste aux prochaines élections.
Le même Daniel Breton qui, alors qu’il était candidat sur la scène fédérale, avait affirmé : « Je suis sympathique à la cause souverainiste, mais la priorité actuellement, c’est l’avenir de la planète, pas la souveraineté. » (Le Devoir, février 2008) Pas plus tard que le 15 janvier dernier, toujours selon le Devoir, il affirmait en marge d’un débat de la course à la direction du NPD que : « Les députés [néodémocrates] ont la ”responsabilité” de démontrer que le succès du NPD au Québec n’est pas qu’un ”feu de paille” ». Je serais de savoir ce qu’en pense le nouveau chef du Bloc Québécois …
Alliance ou pas ?
Depuis la dernière sortie médiatique de Bernard Drainville, c’est désormais le thème de l’alliance avec Québec Solidaire qui retient l’attention des dirigeants péquistes. Le député de Marie-Victorin faisait de cette alliance une condition presque nécessaire à un succès électoral futur des souverainistes face à Jean Charest et à la Coalition de François Legault. Ironie du sort, le parti que beaucoup de péquistes appelaient il n’y a pas si longtemps encore « Québec solitaire » devient aujourd’hui l’une des planches de salut de leur formation politique, reléguée en troisième place dans les sondages d’opinion. Drainville, qui semblait encore vouloir exposer son agenda politique particulier en décalage d’avec celui de sa chef (peut-être tente-t-il encore de dessiner les contours de sa future candidature ?) se fit promptement contredire par la porte-parole de Pauline Marois qui affirmait que la porte était fermée … avant que de l’entrouvrir quelques jours plus tard, La Presse et Le Devoir (18 janvier) rapportant que la chef péquiste avait décidé « d’ouvrir son jeu ». Encore une fois, la confusion règne autour de ce dossier hautement sensible pour la suite des choses. Volonté réelle de négociation ou stratégie afin de désamorcer la bombe à retardement posée par Bernard Drainville à quelques jours du prochain conseil national péquiste ? Tous les scénarios semblent possibles …
Mettre fin au cynisme. Vraiment ?
Suite à la démission de François Rebello, Pauline Marois y est allée d’une sortie virulente contre son ancien député, l’accusant d’alimenter le cynisme de la population envers la classe politique en adoptant une posture purement électoraliste dans le but de conserver son siège de La Prairie. Dans cette même optique, et malgré le fait que le PQ a tenu un congrès national en avril dernier à l’issu duquel le programme péquiste a été actualisé et remanié, Marois et son entourage ont senti le besoin de lancer, à l’automne dernier, des idées afin de « changer la politique ». Bernard Drainville y est aussi allé de son propre plan, mettant de l’avant l’idée – pas nouvelle du tout – de tenir des consultations d’initiative populaire alors que Pascal Bérubé découvrait, de son côté, les vertus de la consultation populaire. Est-ce donc dire qu’après quelques mois seulement, et devant son besoin de lancer encore une fois de « nouvelles » propositions, la chef péquiste juge que son programme politique ne va pas assez loin? Que les militants du congrès d’avril ont accouché d’un programme politique peu ambitieux? Le fait que Pauline Marois accuse Rebello d’alimenter le cynisme de la population est, en soi, une sortie tout à fait absurde. Devons-nous rappeler que Pauline Marois n’a pas hésité à faire exploser son caucus en entérinant l’idée d’utiliser l’Assemblée nationale du Québec afin de légitimer une entente privée et pour le moins controversée entre la ville de Québec et Quebecor ? Une entente sur laquelle enquête désormais le commissaire au lobbyisme (Le Devoir, décembre 2011). Quel était donc le but de cet appui politique purement opportuniste, sinon que d’augmenter les appuis du PQ dans la capitale nationale? En terme d’électoralisme, Pauline Marois n’a visiblement aucune leçon à donner. Le spectacle affligeant des députés péquistes se dévouant afin de faire adopter le projet de loi Péladeau-Labeaume est l’illustration parfaite d’un manque alarmant de jugement politique à la tête du Parti Québécois. Enfin, Pauline Marois est cette même leader qui affirmait l’an passé, devant les allégations de malversation politique qui planaient du côté libéral, que l’examen de ses propres comptes de campagne lors de la course à la chefferie de 2005-2006 n’était pas « pertinent » …
Nous aurions pu prolonger ainsi la liste des contradictions politiques de Pauline Marois pendant environ trois pages, mais cela ne servirait de rien puisqu’un constat s’impose : le leadership péquiste est en perte de repères et il ne sait visiblement pas quel corde politique pincer afin de faire vibrer la corde de ses militants démobiliser. Présentement, Pauline Marois tente de colmater les brèches de son navire plutôt que de le diriger avec un horizon bien défini vers la prochaine élection. Est-elle victime du désaveu de près d’une dizaine de députés démissionnaires? Rejeter la faute sur les épaules des Beaudoin et cie. serait ignorer qu’en amont, il existait – et existe toujours – un problème de leadership au sein de la famille péquiste. Difficile, lorsque l’on évolue sur la scène politique québécoise depuis plus de trente ans, d’affirmer représenter un changement dans la vie politique du Québec. Pauline Marois devrait partir, avant que l’on ne se souvienne d’elle non pas comme de la ministre innovante qu’elle a déjà été, mais comme de la leader qui n’a su que tirer dans toutes les directions dans l’espoir de sauver son fauteuil de chef de parti …
2011 : L’ANNÉE DE TOUS LES CHANGEMENTS
L’année 2011 a été pour le moins particulière et ce, à bien des niveaux. Elle aura vu la jeunesse de nombreux pays du Proche-Orient se soulever et sortir de la noirceur politique, non pas pour se fondre dans le moule occidental (comme le voudraient de trop nombreux commentateurs politiques), mais bien pour avoir enfin ne serais-ce qu’un mot à dire sur leur propre avenir. En Égypte, en Lybie, en Tunisie et en Syrie, la situation continuera d’évoluer dans les prochains mois et du chaos social naîtra, espérons-le, un ordre politique nouveau. L’année a aussi été propice, chez nous, à de nombreuses transformations (plus modestes) sur le plan politique. Le NPD a décimé les rangs des députés bloquistes et Stephen Harper a finalement réussi à obtenir – hélas ! – sa majorité, mettant déjà les institutions parlementaires au pas : huis clos, bâillons et nominations partisanes se sont succédés jusqu’à l’ajournement des travaux il y a quelques jours. À cela s’ajoute une propension toute particulière à l’exaltation des symboles monarchiques. Élizabeth II et le prince Philip ont la cote au cabinet du premier ministre ! Au Québec, une nouvelle formation politique, la Coalition Avenir Québec, a le vent dans les voiles alors qu’en début d’année, le PQ de Pauline Marois trônait toujours en tête des sondages.
Alors que tout semblait aller pour le mieux du côté du Parti Québécois, qui est sortit de son congrès d’avril dernier en donnant un appui inégalé de plus de 93% à sa chef Pauline Marois, voilà que le parti de René Lévesque est menacé de disparition à court terme par la venue d’un nouvel – ancien – joueur sur la scène politique : François Legault. Rapidement, la Coalition avenir Québéc (CAQ) a attiré des joueurs de toutes les familles politiques, provoquant même le sabordage de l’ADQ à la mi-décembre. Si l’animateur d’un « mouvement politique » de réflexion (c’était ce qu’était la CAQ au début de l’année) pouvait se permettre de rester sur la touche, jusque là, dans de nombreux dossiers, le premier aspirant au poste de premier ministre (selon tous les sondages) et nouveau chef de parti devra donner, et rapidement, la mesure de son programme politique. La force de Legault, à ce sujet, est à la fois son plus grand atout et son pire défaut. L’opinion publique, rebutée par les deux partis « traditionnels », est visiblement prête à faire un ménage politique aux prochaines élections générales. Legault, qui a l’avantage d’être connu et d’avoir une certaine expérience du pouvoir, est revenu et a proposé un plan de match qui s’articule autour de quelques idées fortes (éducation, santé, économie), donnant rapidement l’impression d’avoir un plan de match clair et de pouvoir mener à bien les réformes qu’il a mis de l’avant. Si l’image d’entrepreneur et de gestionnaire de Legault a pu charmer une grande frange de l’opinion publique, le début de l’année 2012 devra être le moment pour lui de raffiner son discours et de se doter d’une réelle stature d’aspirant chef d’État.
En ce sens, il ne pourra plus contourner certaines questions sous le prétexte d’un programme qui reste à élaborer ou de stratégies politiques qui ne peuvent être dévoilées. L’on attend d’un chef de gouvernement une certaine profondeur intellectuelle qui lui permet de naviguer sur un très vaste éventail de dossiers sans donner l’impression de louvoyer. Déjà, son fameux « on verra » semble lui coller quelque peu à la peau. Si certaines de ses idées, notamment dans la restructuration du réseau des commissions scolaires ou dans la redéfinition du rôle de la Caisse de dépôt, sont plus que pertinentes, il devra – et vite – se prononcer sur l’environnement, la lutte à la pauvreté, etc.
Il sera, sans aucun doute, la cible de toutes les attaques en 2012 et son sort, de même que celui de sa nouvelle formation politique, reposera en bonne partie entre les mains de Jean Charest. C’est lui qui décidera de la date des prochaines élections et, à voir les taux d’insatisfaction à son égard et les intentions de vote qui relèguent son parti en seconde place, il pourrait être tenté de repousser les limites de son mandat jusqu’à l’automne 2013 …
Avec la CAQ, Québec solidaire est la formation politique qui a le plus à gagner d’un prochain scrutin général. Il y a un mois à peine, à la sortie de son congrès, même le chroniqueur Jean Lapierre lui reconnaissait, sur les ondes du 98,5, un sérieux certain et un réalisme politique qui pourrait lui permettre, enfin, d’engranger des gains en sièges. Il n’est pas impossible, après la vague néodémocrate qui a déferlé sur le Québec, qu’un pareil mouvement puisse se reproduire en faveur du parti de Françoise David et d’Amir Khadir. Dans de nombreux dossiers, notamment celui de l’entente entre Quebecor et la ville de Québec, QS a été la seule formation politique à préserver un minimum de sens de l’État et à considérer que notre Assemblée nationale n’est pas un instrument au service des grandes corporations. Lors de la partielle dans Bonaventure, la candidate solidaire a attiré près de 10% des appuis et il suffirait, par exemple, d’une campagne positive et d’un bon débat des chefs pour que les appuis se multiplient pour ce parti de gauche. S’il y a une chose que les dernières années nous ont prouvé, c’est que l’opinion politique est de plus en plus volatile et fragmentée et que les châteaux forts politiques n’existent plus. Le parti qui, autrefois, ne suscitait que les moqueries dans les rangs péquistes (on l’appelait même “Québec Solitaire”) pourrait désormais devenir, après le prochain scrutin, le seul véhicule progressiste du mouvement indépendantiste au Québec.


